HALLOWEEN

- ou la nuit des celtes -

Surtout que je ne vous entende pas dire : "Halloween ? c'est une fête américaine !!"

Il existe encore des esprits étroits pour croire, encore, à cette fadaise.

Cette fête, devenant populaire d'année en année, il ne manque pas d'informations dans les médias pour nous expliquer que cette manifestation sympathique (ou macabre pour certains) est CELTE. Na !!

Halloween, fête honnie de tous les médias ignares, aujourd'hui, sous l'impulsion d'une église catholique rétrograde et un peu ... amnésique. Comme chacun sait, la Toussaint, fêtée le 1er novembre depuis le Xè siècle après Jésus-Christ, a succedé Hallowe'en, ancienne fête celte de SAMHAIN.

Afin de se rafraichir la mémoire avec une tradition "bien de chez nous" (et oui !!), et oubliée, effectuons un saut dans le temps, à environ 1500 et plus, avant notre ère, et fermons les yeux ...

 

LES CELTES

carte de la migration des Celtes

Ajourd'hui encore, on ne connait pas avec certitude quand et comment les Celtes (des Indo-Européens) sont venus s'installer en Europe de l'Ouest. Deux théories s'afrontent, la théorie classique et celle des migrations. Les Celtes seraint venus par vagues successives d'Europe Centrale, puis Occidentale au 2ème millénaire avant JC. Les Celtes seraint arrivés en Gaule vers 1200 av. JC. La seule certitude que nous ayons c'est qu'au Vème siècle av.JC ? la Gaule est bien peuplée de Celtes.

La théorie la plus récente pense que les Celtes seraient arrivés dans notre pays beaucoup plus tôt que le dit la thèse des migrations, ce sont eux qui auraient érigé les mégalithes.

 

CHRONOLOGIE

DATES

EVENEMENTS EN GAULE

EVENEMENTS EXTERIEURS

REPERES EN GAULE

Néolithique

-6000 à -2000

-2500 métallurgie du cuivre

-2000 vases campaniformes

-6000 les celtes en Asie -Centrale

-4000 les Celtes en Europe orientale

-2500 les Celtes commencent leurs migrations en Europe occidentale

Menhirs et dolmens, tumulus

Age de bronze

-2000 à -750

-1200 les Celtes atteignent la Gaule Etain de Bretagne (Grande) et Cornouailles

-XIIIè Ramsès II

-IXè Homère

tombes à incinérations (champs d'urnes)

1er âge du fer (Hallstatt)

-750 à -500

VIIIè au VIè, les Celtes créent une véritable civilisation -775 à -600 colonisation grecque en Sicile et Italie du sud

-700 à -400 apogée de la civilisation étrusque

résidences princières

tombes princières (VIXè)

essor des courants commerciaux

chars à quatre roues

2ème âge du fer (La Tène)

-500 à -120

domination arverne

-250 la Gaule entière est celtisée

-218 Hannibal en Gaule

-125 conquête de la Narbonnaise par Rome

-121 déclin arverne, montée des Eduens

-IVè à -IIIè expansion maximale des Celtes

-400 invasion des Gaulois en Italie

-387 les Gaulois battent les Romains à Allia puis saccagent Rome

-336 à -323 Alexandre le Grand. Mercenariat gaulois

-283 Gaulois d'Italie battus par Rome

-280 invasions celtiques en Grèce (Delphes) et en Asie-Mineure

-265 Rome domine l'Italie

-219 à -202 2ème guerre punique, défaite d'Hannibal

-200 soumission définitive des Gauloisd'Italie par Rome

-165 soumission des Celtes d'Asie-Mineure

-146 destruction de Carthage, la Grèce devient romaine

tombes princières dans de vastes nécropoles

abandon des forteresses princières

chars à deux roues

epigraphe gallo-grecque

-IIIè : sanctuaires en bois avec trophées ennemis au NO de la Gaule

sanctuaires en pierre dans le midi de la Gaule avec têtes coupées

-IIè : inhumation et incinération, oppida

-Iè : épigraphie gauloise en écriture latine

La conquête de Rome et l'époque Gallo-Romaine

-58 à +476

-58 César envahit la Gaule

-58 à -54 conquête de la Gaule

-52 défaite d'Alésia

-51 la Gaule est totalement soumise

-43 fondation de Lyon

-15 à -13 organisation des 3 Gaule : Lyonnaise, Gaule belgique, Aquitaine

-12 fondation de l'autel de Rome et d'Auguste à Lyon

+21 révolte de J. Florus chez les Trévires et de J. Sacrovir chez les Eduens

+68 à +70 révolte de Vindex et Sabinus. Paix en Gaule, essor économique

+177 persécutions contre les chrétiens à Lyon

+260 à +273 empire gaulois

+307 Treèves, capitale des Gaules. Installation de groupes de Germains dans le nord

+370 à +390 Saint Martin évangélise les campagnes

+375 arrivée des Francs en Belgique

+395 Arles capitale des Gaules

+476 fin de l'empire romain d'occident

-44 assassinat de César

+43 début de la conquête de Grande-Bretagne

+64 incendie de Rome

+212 édit de Caracalla : la citoyenneté romaine est accordée à tous les hommes libres de l'Empire

+235 premières vagues d'invasions germaniques

+313 Constantin 1er : édit de tolérance du christianisme

+375 arrivée des Huns en Europe

+395 Mort de Théodose : partage de l'Empire romain

-Iè à IIè : le trésor de Neuvy-en-Sullias

+Iè à +IIè : les sculptures de Vienne-en-Val

+IIè : calendrier de Coligny

apparition des grandes villes gallo-romaines : Lyon, Bordeaux...

LES TRIBUS CELTES

les Boïens

l'un des peuples celtes les plus mobiles. au Vè siècle avant JC, un nombre important de Boïens émigrèrent à partir du nord des Alpes et s'établirent dans la valée du Pô. Le reste de la tribu demeurant dans son territoire traditionnel de Bohême. Le groupe d'Italie du Nord eut à souffrir, lors de l'avance romaine, tandis que celui de Bohême, talonné par les Cimbres et les Teutons, émigra plus tard vers l'ouest, en France.

les Helvètes

Tribu qui occupait la presque totalité de la Suisse actuelle. Au Ier siècle avant JC, la poussée démographique et la pression des populations qui cherchaient à gagner le nord les décidèrent à emigrer vers l'ouest, en Gaule. En 58 avant JC, César stoppa leur progression, les battit, et força les survivants à retourner chez eux.

les Eduens

Tribu prépondérante au centre de la France, établie dans les environs d'Autun. Etant donné leur situation à proximité de la voie commerciale du Rhône, ils adoptèrent certains éléments de la culture classique. Du temps de César, en raison de luttes intertribales, leur pouvoir déclina. Mais en s'alignant sur Rome, ils recouvrèrent bientôt leur ancienne suprématie.

les Arvernes

Tribu puissante qui occupait le Massif Central à l'époque de César. Ils s'opposèrent violemment à Rome.

les Vénètes

Peuplade maritime qui vivait au sud-ouest de la péninsule armoricaine. C'étaient des commerçants qui servaint d'intermédiaires dans le transport de marchandises par bateau entre la Bretagne (actuelle Grande-Bretagne) et le sud. En 56 avant JC , ils se soulevèrent contre César, mais fûrent complètement vaincus lors d'une bataille navale au large de Quiberon, les chefs fûrent exécutés et tous les autres vendus comme esclaves.

les Nerviens

L'une des tribus belges de nord de la Gaule, ils vivaient au centre de la Belgique et opposèrent une vigoureuse résistance à César qui finit par les anéantir.

les Scordiques

Après l'echec de leur migration en Grèce, des milliers de Celtes refluèrent en Europe centrale en quête de territoire où s'établir. Le groupe, conduit par Bathanatos, s'installa entre la Drave et la Save, et éleva un oppidum sur le site de l'actuelle Belgrade. Ils occupèrent ensuite le reste de la Transdanubie et devinrent un peuple puissant.

les Durotriges

Tribu influente, mais politiquement arrièrée, qui occupait le Dorset, dans le sud de l'actuelle Grande-Bretagne. Vespasien, à la tête de ses légions, dut détruire plus de vingt citadelles indigènes, y compris Maiden Castel, avant d'obtenir leur soumission.

les Icéniens

Tribu bretonne du Norffolk. Elle s'allia à Romme après l'expédition de Claude et fut placée sous le commandement d'un roi client Prasutagos. A la mort de ce dernier, des troubles se produisirent, ils finirent en soulèvement général, dirigé par la reine Boudicca (Boadicée). La rébellion, mal préparée, échoua ensuite.

les trinovantes

Ils occupaient une partie de l'Angleterre occidentale, juste au nord de la Tamise. A l'époque de César, ils étaient en conflit avec leurs voisins , les Catuvellaunii. ILs s'allièrent à Rome, leurs chefs s'enrichirent en commerçant avec le monde romain, ils achetèrent des objets de luxe et du vin.

les Volques

A l'origine, ils étaient voisins des Boïens en Europe Centrale. Une branche de la tribu contribua probablement à la formation des Volques Tectosages, dont une partie s'établit en Gaule méridionale, alrs que l'autre branche partait pour l'Anatolie. Le groupe de Gaule possédait un important trésor d'or et d'argent pillé par les romains en 160 avant JC.

les Eravisques

Ils occupaient une grande partie de la Transdanubie (actuelle Hongrie), et l'une de leurs principales villes s'élevait sur le Danube, à l'emplacement de Budapest. Ils pénétrèrent dans cette région au Ier siècle avant JC et venaient peut-être du nord. Leur culture survécut aux début de l'occupation romaine, même dans les familles riches, on continua à porter les costumes et les bijoux celtiques, comme en témoignent les reliefs des pierres tombales.

les Brigantes

Grande confédération qui couvrait le nord de l'Angleterre, de la mer d'Irlande à la mer du Nord. Au 1er siècle avant JC, ils s'allièrent, semble-t-il, à Rome, mais un différent entre la reine Cartmandua et son mari Venutius. Les troupes romaines durent intervenir pour soutenir la reine. Plus tard, Venutius fut vaincu au cours d'une bataille.

les parisiens

tribu de la région de Lutètia qui donna naissance à Paris.

les Scots

On appelait Scotti les peuplades d'Irlande du nord qui s'installèrent sur les côtes occidentales de ce qui devint l'Ecosse et le Pays de Galles. D'autres groupes d'irlandais, originaire des plaines centrales et du sud, s'installèrent dans le sud du Pays de Galles et en Cornouailles.

les Pictes

Les romains nommèrent "Picti" (le peuple peint) les tribus celtiques et pré-celtiques d'Ecosse. Elles ne cessèrent de harceler la frontière septentrionale au IVè siècle et au début du Vè.

les Séquanes

Tribu voisine et sous la protection des Eduens. A la suite de combats où périt la noblesse éduenne, les Séquanes démontrèrent la preuve de leur supériorité et un bon nombre de groupe, qui dépendaient de la tribu des Eduens, passèrent aux Séquanes. Pour compenser, les Eduens sollicitèrent l'aide de Rome, ce qui eut pour effet d'isoler les Séquanes.

les Gaëls

Ce sont des celtes parlant la langue gaëlique.

 

LES CLASSES SOCIALES CHEZ LES CELTES

la société celte comprenait globalement quatre castes sociales primordiales

les fermiers

La plus grande majorité des celtes étaient fermiers. En dehors des travaux des champs, ils s'entrainaient au combat, formant ainsi des gardes de réserve en période de guerre. Mais là où les fermiers étaient remarquables, c'est qu'ils travaillent la terre de façon à minimiser au maximum des dégâts qu'ils pourraient lui causer, tout en fournissant assez de nourriture à leur tribu. Tout au long de l'ère celtique, le peuple se faisait une obligation à vivre en parfaite symbiose avec la nature.

les guerriers

Les guerriers sont eux aussi très nombreux dans la société celte. Réputés pour leur puissance et leur férocité, les guerriers celtes avaient la particularité de faire le plus de bruit possible avant une bataille. Et tous les moyens étaient utilisés pour arriver à leur fin : chocs des armes sur les boucliers, cris, chants ... Leur arme de prédilection était avant tout l'épée. Ils maîtrisaient aussi le combat à cheval. L'équipement d'un guerrier se constituait de plusieurs lances, d'une épée personnelle, d'une épée plus courte pour le corps à corps ainsi que des poignards. En ce qui concerne les armes de tir, on retrouve principalement les frondes et les arcs. Pour se défendre, ils utilisaient un bouclier, un casque et quelques rares fois, une armure en cotte de maille.

 

les bardes

Le barde est un personnage très important dans la vie des celtes. Il est celui par qui l'histoire de la tribu va perdurer. Il connait le chant et est adroit dans les rimes. C'est d'ailleurs par des poèmes et des légendes transmises oralement que le barde va conter l'histoire de sa tribu et que, par conséquent, s'il mourait, ses traditions mouraient aussi. Pour devenir barde, la personne suivait un entraînement et une éducation identique, dans se débuts, à celles des duides.

les duides (dru-wid : "très savant")

Les duides sont, sans aucun doute, les plus connus des celtes, mais aussi les plus mal connus. Ils étaient les sages de la tribu, ils étaient chargés de conserver l'équilibre qui existe entre eux et la nature. Pour ce faire, ils communiquent avec le monde de l'invisible. Là, ils rencontrent des esprits qui leur indiquent ce qu'il faut faire pour conserver cet équilibre. Les Celtes avaient confiée aux druides de créer les lois qui régissent la tribu. On leur attribue aussi des pouvoirs de guérison et de voyance.

RELIGION CELTE

"c'est moi la mère naturelle de toutes choses, la maîtresse de tous les éléments, l'origine des mondes, la divinité suprême, la reine de tous ceux qui sont en enfer, la première des habitants des cieux, la forme unique de tous les dieux et de toutes les déesses."

 

LES DIEUX

 

Cernunnos, le Cornu

Il est représenté coiffé de bois de cerf que lesquels sont accrochés des torques. Commande aux animaux, dont il est souvent entouré, et symbolise sans doute aussi la fécondité et le renouvellement, car les bois de cerfs tombent et repoussent chaque année, comme les feuilles des arbres. Ce qui a frappé les contemporains, c'est que le culte druidique se célébrait non pas dans des édifices clos, mais en pleine nature, là où l'âme est en harmonie avec son créateur.

Belenos

Le "Brillant", le "Resplentissant". Assimilé à Apollon, il est beau et lumineux. Lors de la fête de Beltaine, on allumait de grands feux en son honneur. On purifiait le bétail en le faisant passer à travers la fumée.

Taranis

Grand dieu célèste, maître de la foudre et du tonnerre (en breton tonnerre se dit "taran"). Associé à l'emblème de la roue, on lui sacrifie humains et animaux en les brûlant dans de grands chaudrons ou dans des mannequins d'osier. Son autre nom est Dagda.

Toutatès

En fait, il ne s'agirait là, non pas d'un dieu, mais d'une magie guerrière, "toutatès" signifiant : "le gardien du peuple". Les guerriers utilisaient ce nom afin de ne pas dévoiler l'identité de leur dieu protecteur à leur ennemi.

Brigid

Brigid, Bride, Brigantia ou Brigit, Brigindo en Gaule était une déesse de la guérison et de la fertilité vénérée dans tous le monde celte. Elle assistait notamment les femmes en couches. Elle donna son nom à la tribu des Brigantes. Sainte Brigitte, l'une des saintes patronnes de l'Irlande est son héritière dans la tradition chrétienne.

Lugh

dieu du soleil, décrit comme un jeune et beau guerrier, son nom est resté même en présence du christiannisme. On le retrouve dans certains mots du folklore irlandais, ou même dans certaines villes comme Lyon (Lugdanum), ou Loudun.

Camulos

Camulos était le dieu des Rémi, une tribu celte vivant dans l'actuelle Belgique, et une divinité de la guerre vénérée dans le nord de la Bretagne insulaire et dans la ville de Camulodunum ("le fort de Camulos"), actuelle Colchester dans l'Essex. Le nom de la ville servit, peut-être de base à la cité arthurienne CAMELOT. Les romains associèrent Camulos à leur dieu de la guerre Mars.

Epona

Cette déesse très très populaire était la patronne de cavaliers. Elle protègeait juments, poulains ainsi que mulets et ânes. Elle montait une jument en amazone et était souvent accompagnée d'un poulain, plus raremant d'un oiseau ou d'un chien. Sa popularité fut grande au sein de l'armée romaine qui l'adopta.

Bodb

Déesse de la guerre de la tradition mythologique irlandaise. Elle est nommée également Morrigain ("la grande reine") et c'est vraissemblablement la même déesse qui est évoquée sous le nom de Macha ("la plaine).

Cùchulainn

Héros celte, fils de Lugh. Son nom d'origine était Sétanta, mais il fût remplacé lorsqu'il étrangla, enfant, le redoutable chien du forgeron Culann.

Dana

Grande divinité féminine connue également sous le nom d'Ana ou Anu. C'est la mère mythique de la dernière génération des dieux qui régnèrent sur l'Irlande. Son nom est resté lié par la tradition à des collines jumelles dont la forme évoque une paire de seins et qui dominent une valée à une vingtaine de kilomètres à l'est de Killarney. Son ancien nom était Dé chich Anann ("les seins d'Anu").

Goibniu

Forgeron divin, dieu tutélaire des artisans du métal. Il forgea les pointes des armes de Lugh et de ses compagnons de guerre. Il présidait dans l'autre monde, un festin qui endait éternellement jeunes ceux qui y participaient.

 

LES ANIMAUX CULTES

le cheval : les celtes avainent une grande admiration pour le cheval, ils l'associent à certaines divinités et l'ont fréquemment représenté sur leurs monnaies et leurs parures de cérémonies.

la corneille : en Irlande, elle est le visage de la terrible Morriganne, épouse du dieu Dagda, sous son aspect de guerrière impitoyable.

l'ours : les Celtes honoraient une déesse Artio, maîtresse du gibier, dont l'ours était l'attribut. Il est l'emblème des rois.

le sanglier : symbole de la force et du courage. Animal plein de sagesse, il symbolisait aussi la connaissance et on voit parfois des druides être appelés "sangliers". On placait dans la tombe des défunts un morceau de viande de sanglier pour leur donner la force necessaire pour entreprendre le voyage dans l'au-delà.

le taureau : souvent représenté avec 3 têtes. Le taureau est le symbole de la souveraineté féminine et s'oppose ainsi au cheval qui représente la fonction royale masculine.

le cerf : il est la bête à cornes des fées, le messager entre le monde des dieux et des hommes.

les monstres marins : tous ces dieux sont adorés sous la forme d'idoles de bois.

 

LES PLANTES SACREES

le chêne et le gui : les druides en faisaint des décoctions contre la stérilité des animaux et il faisait office de contrepoison. Symbole de la religion druidique.

l'if : symbole d'immortalité, les Celtes enduisaient l'extrêmité de leur lance d'une substance paralysante contenue dans les graines de l'if.

 

LE CULTE DE LA TÊTE

Comme de nombreux peuples, les Celtes pensaient que l'âme se trouvait dans la tête. Celle-ci symbolisait donc l'essence même de l'être et pouvait avoir une existence propre. Les Celtes avaient pour habitudes d'emporter en triomphe les têtes des vaincus, elles étaient placées sur les portes ou toute autre place d'honneur, comme des trophées. Le vainqueur possède alors le pouvoir de ses adversaires, en fixant les têtes de ses ennemis aux portes, il faisait plus que se vanter, il utilisait leur pouvoir pour protéger sa communauté. Ce traitement particulier, réservé aux dépouilles des ennemis célèbres ou de haut rang, leur conférait une place de choix parmi les souvenirs historiques du clan. Leur conservation était assuré soit par une famille, à l'intérieur de laquelle elle était transmise comme un précieux héritage, par l'ensemble de la communauté. La chasse aux têtes ne traduisait pas une soif de sang. La tête représentait un aspect de la divinité, et en tant que telle, c'était une offrande appropriée pour orner un temple. Le culte de la tête coupée était assurément très répandu dans l'univers celte; mais ces manifestations macabres ne doivent pas éclipser ses aspects philosophiques et artistiques : on attribuait à la tête dignité et divinité puisque c'est le siège de l'âme.

 

LES FÊTES CELTES

Les druides antiques célébraient quatre grandes fêtes : IMBOLC, BELTAINE, LUGHNASAD, SAMHAIN.

Les fêtes sont un moment de passage et de transformation, d'un temps à un autre ou d'un état à un autre. le terme ou le commencement d'un cycle, saisonnier ou annuel, à la fois mort ou régénération d'un temps, le cycle étant un éternel recommencement.

Les deux fêtes "solsticiales" sont Samhain et Beltaine. La première marque le passage climatique de la chaleur au froid, des jours clairs aux jours sombres. La deuxième, c'est le contraire.

Elles sont marquées par des cérémonies religieuses, l'une est la fermeture de la saison militaire, l'autre, l'ouvrture.

Samhain est la fête de toute la société, Beltaine est en principe la fête des druides, de la lumière et du feu. Les deux fêtes "equinoxiales" sont Imbolc et Lughnasad. La première est symboliquement une lustration, la deuxième est la fête des récoltes, du bon équilibre et de la prospérité, présidé par le dieu Lugh.

Chaque fête donne accès à une période, elle est une porte qui s'ouvre et se referme.

Les druides ne construisaient pas d'édifices, les cérémonies se déroulaient en forêts dans des clairières sacrées, des Németons. Un feu était, en général, allumé au centre, et les druides se placaient en cercle, autour du feu. La notion de cercle est très importante, il représente le cycle du temps, l'éternité, il est la Terre aussi.

FÊTE D'IMBOLC (lustration")

Imbolc est la fête de la Grande Déesse Brigid, le jour où elle présente au monde son enfant nouveau-né, le jeune soleil. Les prémices du printemps étaient symbolisés par les premières naissances des agneaux. C'est le moment de se préparer pour les activités d'été. Imbolc est aussi une fête de purification, les celtes se purifiaient en se lavant les mains et le corps dans l'eau. Une des coutumes liées à Imbolc constituait à fabriquer une croix de Brighid à partir d'herbes et autres végétaux. Cette pratique n'était pas innocente, car en allant chercher ces herbes dans la nature, on était pour ainsi dire obligé d'observer les premières manifestations du printemps.

FÊTE DE BELTAINE ("le feu de Bel")

POur cette fête, deux feux seront allumés, les participants passeront entre eux. Les paysans faisaient passer les troupeaux entre ces deux feux afin de les prévenir contre les maladies. Cette fête est appelée "le feu de Bel" en l'honneur de Belenos. C'est un moment de joie, chants, couronnes de fleurs. Les richesses de Beltaine sont le choux, le lait doux et le lait caillé, la bière. Beltaine est le jour où les dieux prirent pied sur le sol d'Irlande et brûlèrent leurs vaisseaux pour ne pas être tentés de revenir en arrière.

FÊTE DE LUGHNASAD ("assemblée de Lugh")

C'est la fête du dieu Luhg, le grand roi solaire honore sa mère. Tous doivent être présent à Lughnasad, c'est aussi la fête des moissons, l'automne approche et il faut engranger. La fête se célébrait dans un lieu sacré parsemé de tombes princières. Elle comportait des jeux, des musiciens, le roi présidait la fête. C'est l'occasion de réunions toutes sortes : juridiques, administratives, ainsi que des jeux, des courses de chevaux et des compétitions sportives.

FÊTE DE SAMHAIN ("extrêmité de l'été")

Cette fête est à l'origine d'Halloween. En effet, durant la nuit de Samhain, le temps s'arrête, il n'y a plus de fraontière entre les mondes, entre le monde des morts et celui des vivants. C'est le moment d'honorer et de respecter nos ancêtres. Il faut distuinguer l'Autre Monde de l'au delà. L'autre monde est un monde intermédiaire jouxtant souvent le notre. Ses habitants peuvent en sortir ou y entrer et même y inviter des vivants. C'est le monde des dieux par opposition au monde des hommes. C'est un monde sacré dont les habitants sont immortels et qui peuvent se trouver n'importe où à n'importe quel moment. Les nuits devenant plus longue à cette période, les fantômes des morts en profitent pour rendre visite aux vivants. Ces esprits n'étaient pas tous sympathiques et bienveillants. Samhain rôdait pour rassembler les âmes de ceux qui étaient morts dans l'année. C'est le temps de la vieillesse, de la mort, des ancêtres. Cette période est placée sous le signe du Scorpion, signe de la mort et de la transformation.

La légende veut que les fantômes des morts se mêlent aux vivants. Une des croyances associées à cette fête est de leisser de la nourriture aux portes des villages et de l'offrir aux fantômes afin de les apaiser.

C'est la fin de l'été mais aussi l'espoir du prochain et le début de l'année druidique. C'est donc aussi une fête de fermeture de l'année écoulée et d'ouverture de l'année à venir. Elle durait 3 jours avant le jour des morts et 3 jours après, soit en tout 7 jours. Un festin rituel était organisé Ni violence, ni querelle n'étaient tolérés parce que les Druides étaient là, ils préparaient, organisaient. L'animal consommé, symbole sacerdotal, était le porc (ou sanglier), dévolu à Dagda ou Lugh. On allumait aussi de grands feux sur les collines. C'est à Samhain que le druide cueillait le Gui sacré, un linge blanc tendu sous l'arbre sacré.

C'est donc le début d'une nouvelle année celtique, mais c'est un temps qui se situe hors du temps. A cette période, toutes les forces de la nature sont descendantes et convergent vers le centre de la Terre. Ce moment où tout meurt dans la nature est le mieux choisi pour se relier à la mort. Samhain est un moment particulier où le temps et l'espace, le monde visible et invisible communiquent. Elle est consacré à la rencontre entre les habitants de ce monde et ceux de l'autre monde.

Incorporer Samhain au calendrier celtique prit plusieurs siècles. Au VIIIè siècle, le pape Grégoire III déplaça la fête des Saints en novembre. Vers 840, le pape Grégoire IV installa Toussaint, décrétant que ce jour et la veille seraient observés. Odilon de Cluny choisit en 1048, le 2 novembre comme le jour des Morts.

 

HALLOWEEN

FÊTE CHRETIENNE ET TOUSSAINT

Incorporer Sahmain au calendrier catholique prit plusieurs siècles.

L'église accorda finalement le droit de conserver les célébrations de Samhain, mais elle y apportera quelques modifications. Elle a notamment convaincu les Celtes que les rituels du feu ne leur permettaient pas de se protèger contre les possessions démoniaques, leur conseillant plutôt la prière. Ce qui s'avéra nettement moins palpitant.

Les romains, après avoir conquis la Grande-Bretagne, ajoutèrent aux traditions celtes des rites issus d'une de leur propres fêtes de la moisson, qui avait lieu le 1er novembre en l'honneur de Pomone, déeesse étrusque annexée par la religion romaine, nymphe des fruits et des fleurs.

En 308, l'empereur romain Constantin apaisa la population des territoires païens, nouvellement conquis, en leur accordant le droit de conserver leur ancien rite du jour de Samhain. Pendant que les chrétiens célébraient leurs saints disparus, les païens dédiaient la nuit précédente à leur "seigneur de la mort".

Au 9è siècle, la Toussaint, qui se fêtait auparavant le 1er mai, sera reporté au 1er novembre, afin que la traditionnelle fête païenne du Samhain coïncide avec une fête catholique. D'ou le nom de "Halloween" (Allhallowmas" en celte), contraction de "all hallow" (tout ce qui est saint) et de "even" (la veille). C'est pourquoi on est tenté de l'associer à cette tradition chrétienne.

La coutume d'Halloween est apparue aux Etats-Unis vers 1840, à l'arrivée des immigrants irlandais qui fuyaient leur pays en raison de la famine.

Alors, évidemmment, les mauvaises langues diront que c'est une fête très commerciale (et Noël ? et Pâques ?), c'est vrai, mais il faut faire abstraction de tout celà.

Il faut entrer dans l'esprit d'Halloween, il faut s'imprégner de l'ambiance, il faut laisser la magie agir... et il y en a.

JACK O'LANTERN

L'un des personnages les plus populaires et les plus solides d'Halloween, Jack o'lantern, était d'abord une tradition irlandaise. En Irlande, les énormes pommes de terre, rutabagas et navets (au lieu de citrouilles que l'on ne trouvaient pas), étaient creusés, sculptés en des têtes affreuses et illuminées avec des bougies pour être utilisés comme lanterne à la fête d'Halloween.

Le nom de Jack o'lantern est supposé avoir pour origine un conte irlandais d'un homme appelé Jack qui était un ivrogne patenté et très avare. Un soir, dans son pub, le diable apparut pour lui demander son âme. Habilement, Jack le persuada de prendre un verre avec lui avant qu'ils ne partent ensemble. Pour payer son verre, le diable se transforma en pièce de six pences que Jack saisit immédiatement. Il la mit dans un sac qui avait une serrure en forme de croix, empêchant le diable de sortir.

Finalement, Jack libéra le diable à condition qu'il le laisse tranquille une année de plus.

Douze mois plus tard, Jack fit une autre farce au diable, le laissant en bas d'un arbre avec la promesse qu'il ne le poursuivrait plus.

A la fin, Jack mourrut. Chassé du paradis par transgression et de l'enfer à cause de ses farces, Jack, en désespoir, marchanda avec le diable pour du charbon brûlant pour éclairer son chemin dans le noir. Jack le mit dans un navet qu'il mâchonnait, et, comme le dit la tradition, il fût condamné à errer avec sa lanterne jusqu'au jugement dernier.

TRICK OR TREAT

En Amérique du Nord, Halloween n'a pas toujours été une fête d'amusements... Au début du siècle, les gens se jouaient des tours pas necessairement sympathiques. Les enfants se contentaient de défiler déguisés dans les rues et revendiquaient fortement des petits cadeaux. Gare aux radins.

La tradition du trick or treat en frappant aux portes n'est venue que dans un deuxième temps, le plus récent, dans les années 30.

Halloween a mis longtemps pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui, une fête de magie, mystère, déguisements et bonbons.

La tradition dit que les activités tumultueuses des mauvais esprits sont les mêmes que celles des enfants, masqués par la coutume derrière des déguisements de fantômes et de squelettes. Tout se passe comme si les enfants sont la continuation de ces esprits par les déguisements qu'ils portent et donc par leur identification.

A euc donc de jouer les tours que jouaient les morts en passant une dernièr fois parmi les vivants...

 

ET LES SORCIERES, ALORS !!

Le cas de la présence des sorcières dans la tradition d'Halloween est de toute autre nature.

Samhain, était en fait, et est toujours, l'une des six dates des grands sabbats annuels des sorcières, c'est à dire des fêtes saisonnières de la tradition celte. Puisque la pratique des sorcières s'est toujours inspirée très profondemment de ces rites ancestraux, elles ont été associées à l'esprit d'Halloween dès les premières vagues de persécutions menées contre elles entre le XIVè et le XVIIè siècle en Europe et dans les colonies du Nouveau Monde.

 

EL DIA DE LOS MUERTOS

La fête des morts est une fête très importante au Mexique, et sans doute la plus spectaculaire, qui se déroule pendant 2 jours les 1er et 2 novembre.

Attention, cette fête n' a pas de liens avec Halloween...quoique...

El Dia de los Muertos date de 3500 ans...environ. C'est un rituel des anciennes peuplades mexicaines (Mayas, Aztèques, Toltèques) envres les morts et la continuation de la vie, la vie n'étant qu'un rêve.

Les espagnols déplacèrent la date de ce jour aux 1er et 2 novembre (fête des saints et fête des morts) qui tombaient au milieu dezs fêtes de la mort des Aztèques afin que ces nouveaux chrétiens "christianisent" de ce fait ce rituel.

Donc, un peu comme Halloween.

Ces jours sont donc jours de fête.

Le premier est celui des enfants défunts, le second celui des adultes défunts.

Les tombes sont nettoyées, la croix repeinte, décorées de fleurs plus spécialement des fleurs oranges (le cempoalxuchilt), on brûle de l'encens (copal). Les enfants morts reçoivent des jouets, les hommes adultes, de la Téquila. On dépose d quoi festoyer ainsi que des confiseries et des cierges.

Sur les autels placés davant les maisons, on dépose aussi de la nourriture, des boissons et des cigarettes.

La fête se remarque par des "calaveritas", des pains sucrés en forme de têtes de mort ou de cercueils sur lesquels sont inscrits les prénoms des morts et que l'on dépose sur les tombes ou les autels. Ce gâteau, qui symbolise la mort et la renaissance, se mange.

Comme les Celtes, les Mexicains n'ont pas peur de la mort.

Il faut donc imaginer que si la journée débute par des prières, les Mexicains aident les défunts à terminer les bouteilles de Téquila...au son des Mariachis !!

Pendant cette période et avant, les squelettes servent de décoration.

Dans la nuit du 1er au 2 novembre, certains mexicains font des feux devant leur maison pour se signaler aux défunts amis et chasser les mauvais esprits.

A ceux à qui celà ne rappelle rien, pour le nouvel an celte, le feu de Samhain avait pour but de fêter les morts. de l'année et chasser les mauvais esprits.

Donc, les rituels pré-chrétiens des indiens mexicains et des celtes sont "étrangement" très très proches.

Les enfants ne disent pas "trick or treat" mais "cavaleras" selon la tradition de El Dia de los Muertos afin d'obtenir des friandises ou des pièces de monnaies.

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En conclusion, alors que la culture celte disparaissait en France, des coutumes de Samhain continuèrent à se développer en Irlande, Pays de Galles et certaines région d'Angleterre, et émigrèrent aux USA.